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Les "Seigneurs" et leur suite s'enferment dans une villa aux environs de Marzabotto, en Émilie, afin d'y passer 120 journées en respectant les règles de leur code terrifiant qui correspond aux trois cercles de l'enfer Sadien...Regarder Saló, ou les 120 journées de Sodome en VODPlateformesModèleTarifQualitéDésolé, aucun résultat ne correspond à votre aucun résultat ne correspond à votre aucun résultat ne correspond à votre aucun résultat ne correspond à votre 7Production et distribution 3Box Office cumuléBox Office chronologieSorties à l'international 7PaysDistributeurAcheteurDate de sortieTitre localDésolé, aucun résultat ne correspond à votre TV CumuléDiffusions TV détail par paysGénérique détaillé 6Mentions techniquesLong-métrageLangue de tournage ItalienOrigines Italie, FranceNationalité Minoritaire français Italie, FranceAnnée de production 1976Sortie en France 19/05/1976Etat d'avancement SortiVisa délivré le 19/05/1976Type de couleurs Couleur Avec son film posthume Salò ou les 120 journées de Sodome, dans lequel il transposait Sade dans le contexte mussolinien de la République de Salò, Pier Paolo Pasolini prenait tous les risques. La proximité tragique entre la mort de Pier Paolo Pasolini, assassiné le 2 novembre 1975 sur la plage d’Ostie, et la sortie de Salò ou les 120 journées de Sodome, quelques semaines plus tard, a longtemps empêché de voir dans ce film-monstre autre chose qu’un testament funeste. Salò… relie une fois pour toutes, dans la violence et la mort, la vie et l’œuvre d’un artiste qui a entretenu toute son existence, plus ou moins volontairement, la confusion entre sa création artistique, son engagement politique, son homosexualité et sa citoyenneté. Salò… est donc le film d’un mort. Pourtant, il n’est de secret pour personne que cette œuvre définitive ­ et pour cause ­ n’a jamais été pensée par Pasolini comme la conclusion de sa carrière. Surtout, Salò… n’était pas un projet personnel, mais un film de circonstance, initié par son assistant Sergio Citti. Citti s’en désintéressa progressivement tandis que Pasolini, au contraire, commença à se passionner pour une œuvre qui prenait le contre-pied de sa précédente Trilogie de la vie, abjurée car trop complaisante et idéalisant le prolétariat. Après avoir longtemps été considéré comme un auteur difficile, Pasolini rencontrait enfin, avec cette trilogie, grâce à des adaptations érotiques du patrimoine littéraire mondial Le Décaméron, Les Contes de Canterbury, Les Mille et Une Nuits, un immense succès populaire. Salò… se révèle en revanche un film pour… personne. A sa sortie, au-delà du scandale de son sujet et de ses images, le film s’est heurté au silence ou à l’embarras de la plupart des admirateurs de Pasolini. Salò… marque l’aboutissement du mouvement du cinéma de Pasolini vers l’explicite. Le freudisme ou l’idéologie marxiste, mais également la représentation du sexe expérimentée aux confins de la pornographie dans La Trilogie de la vie et de la violence, deviennent plus flagrants à chaque nouveau film. La rencontre entre Pasolini et Sade semble alors naturelle. Chez Sade comme chez Pasolini, le corps est décrit sur un mode entièrement explicite. L’écrivain et le cinéaste évitent les artifices, neutralisent la production métaphorique. Le résultat de cette démarche, c’est l’obscène, qui nomme le sexe à la lettre. Dans Salò…, les victimes n’ont pas accès à la parole. Elle leur est confisquée, au même titre que toute manifestation d’humanité et de liberté. Les libertins, eux, en usent et abusent. Ils ne cessent de parler, de commenter ce qu’ils font ou voient, ou alors énoncent des plaisanteries stupides et s’enivrent de citations Tout est bon qui est excessif », Il n’y a rien de plus contagieux que le Mal », La seule vraie anarchie est celle du pouvoir », maximes susceptibles de légitimer leurs forfaits. La condition de victime se révèle incompatible avec l’expression d’une conscience. Pour ces garçons et filles qui n’existent que pour subir, dire serait déjà agir. Dès lors, le cri, le sanglot, le rire étouffé, voire la prière, productions corporelles qui échappent au discours et au sens, sont les seules plaintes qui proviennent des suppliciés, et le moindre acte de résistance dans le film le suicide d’une jeune fille, le poing tendu d’un milicien sera silencieux. Dans la dernière partie du film, qui montre la torture et la mise à mort des victimes, Pasolini radicalise cette néantisation des suppliciés. Les libertins occupent tour à tour les rôles de bourreau et de voyeur. Les scènes de supplices dans la cour sont observées d’une fenêtre à la jumelle. Nous nous trouvons à la place ­ à la fois perverse et inconfortable, car dominante ­ du spectateur privilégié. Jusqu’ici privées de parole, les victimes sont soudain privées de son. Pasolini enregistre les tortures finales à la manière d’un film muet. Aux cris des victimes et aux invectives hurlées par l’évêque, le cinéaste a préféré la musique funèbre de Carl Orff, compositeur qui s’est compromis avec le national-socialisme. Les bourreaux improvisent entre deux meurtres des pas de danse, comme échappés d’une bande burlesque des Keystone Cops. Il y a du comique chez Pasolini grand admirateur de Charlot et de Femmes, femmes de Paul Vecchiali, dont les héroïnes Hélène Surgère et Sonia Savange reproduisent une scène dans le film, même dans Salò…, ce bloc d’abîme », comme il y a de l’humour chez Sade. Très noir. Le film n’est pas vraiment une critique du fascisme. La convocation d’un dispositif sadien eut été inappropriée pour démontrer la barbarie des soldats allemands et des fascistes italiens. Film historique par son décorum et sa bande-son on y entend, hors des murs de la résidence, les bruits des bombardiers et des explosions de la guerre, anachronique dans ses dialogues les libertins citent à tour de bras Nietzsche, Proust, Dada, Baudelaire mais aussi Blanchot et Klossowski, Salò… est avant tout une œuvre intemporelle dans laquelle Pasolini se livre à une diatribe anticapitaliste. Salò… dénonce l’asservissement du prolétariat, explique comment le capitalisme transforme tout en marchandise, y compris les corps des jeunes gens, réduit à des objets de luxure et à des mécaniques sexuelles. PPP, fidèle à sa figure de prophète et d’oiseau de mauvais augure, ne trahit absolument pas Sade. Il se contente, si nécessaire, de l’actualiser. Qu’est-ce qui pose problème dans Salò…, et pourquoi ce problème à première vue insurmontable est-il transcendé ? Cette adaptation prend le risque, comme le soulignait Roland Barthes dans son célèbre article sur le film Sade-Pasolini », de filmer Sade à la lettre », de façon presque clinique. Du point de vue de la représentation du corps, le film restitue parfaitement les rituels de soumission ainsi que la dialectique dissertation-orgie. PPP respecte l’alternance des scènes de débauche, des discussions verbeuses entre libertins et des récits érotiques des prostituées destinés à enflammer l’imagination des maîtres. Pasolini ajoute à l’inventaire sadien une structure circulaire empruntée à Dante. Le film est divisé en quatre segments le vestibule de l’enfer », le cercle des manies », le cercle de la merde », le cercle du sang ». Il est dangereux de mêler sadisme et fascisme. On risque de transformer le fascisme en émanation perverse du sexe et du pouvoir, et de sombrer dans la fascination fétichiste pour les bourreaux. Pasolini parla d’une illumination au moment où il décida de transposer le récit de Sade aux alentours de Salò, petite ville de l’Italie septentrionale où Mussolini instaura sa République sociale au cours de l’hiver 1944-45, avec l’appui des forces allemandes. Cependant, l’idée d’adapter Les Cent Vingt Journées de Sodome durant l’époque mussolinienne, dans une région notoire pour ses orgies nazies et ses massacres de villageois, et de transformer les quatre libertins en fascistes est douteuse. En effet, le film, en associant fascisme et sadisme, prend le risque d' »irréaliser » l’un en même temps qu’il réalise l’autre. Tout ce qui irréalise le fascisme est mauvais ; et tout ce qui réalise Sade est mauvais » Roland Barthes, dans l’article cité. Voilà qui explique le rejet quasi unanime d’un film qui constitue cependant une lecture personnelle et passionnante de Sade. Barthes, une fois ces réserves émises, convient du caractère irrécupérable ­ et donc sadien ­ du film. Salò… fut condamné par les héritiers du fascisme, bien sûr, mais aussi par les sadiens orthodoxes, gardiens de la vertu d’un écrivain qu’il est désormais impossible de mêler à la violence totalitaire au risque de passer pour un odieux réactionnaire, ou de porter à l’écran au risque de passer pour un piètre illustrateur. C’est parce que le film est aussi inacceptable que le roman que Pasolini est fidèle à Sade, in extremis. PPP, poète et martyr, a eu toute sa vie trois idoles le Christ, Marx et Freud. Il n’est pas innocent qu’il ait choisi en Sade un ultime compagnon de solitude avant sa mort malgré la postérité de l’œuvre de Pasolini et son influence sur de nombreux cinéastes, il n’y aura pas d’enfants de Salò… Olivier Père Critiques Autre titre SALO OU LES 120 JOURS DE SODOMERéalisation Pier Paolo PasoliniScript Pupi Avati, Roland Barthes, Maurice Blanchot, Sergio Citti, Pierre Klossowski, Pier Paolo Pasolini, d'après l'oeuvre du Marquis de SadeDurant la République fasciste de Salo, quatre seigneurs élaborent un règlement pervers auquel ils vont se conformer. Ils sélectionnent huit représentants des deux sexes qui deviendront les victimes de leurs pratiques les plus dégradantes. Tous s'enferment alors dans une villa près de Marzabotto afin d'y passer 120 journées en respectant les règles de leur code années passent, et Salo ou les 120 journées de Sodome n’est plus ce qu’il a pu être à l’époque où des cinéastes comme Gaspard Noe ou Claire Denis furent déstabilisés en le découvrant pour la première fois. En fait, cette ultime réalisation de Pasolini se plante sur toutes ces caractéristiques premièrement, la peinture des riches sombrant dans la déchéance et la perversité sous le régime fasciste de la Seconde Guerre Mondiale échoue dans sa crédibilité, car une bonne part de leurs agissements tiennent de la pure bouffonnerie dénuée de sens; ou plutôt est-ce à ce moment-là une grosse caricature plus qu’une peinture, en réalité, notre question ne trouve pas sa réponse, et l’on reste plus agacé que décontenancé; deuxièmement, les audaces de violence du film ayant autrefois fait fureur paraissent à l’heure actuelle bien gentillettes à l’aune de ce qu’il s’est fait par la suite; pour être plus franc, il s’avère préférable de s’attarder sur un de ces bandes d’exploitation des années quatre-vingt-dix qui ont au moins elles le mérite de combler réellement le spectateur en mal de sensations fortes malsaines de par leur voyeurisme sans aucune retenue ni même distance, à grand coup de sévices plus complaisants les uns que les autres et de Gore racoleur. Pas grand chose de tout cela dans Salo, même si certains passages au demeurant dérangeants font comprendre le scandale de l’époque, de la même manière qu’un Orange Mécanique. De surcroît, le métrage se permet d’ennuyer les trois quarts du temps avec des temps morts parfois à n’en plus finir, qu’aggrave un gros manque de rythme et un tempo des plus monotones; ainsi, on doit endurer les multiples récits de trois vieilles peaux tout juste dignes d’alimenter le stock de gags cracras d’un volet de Scary Movie entre deux élucubrations salaces et perverses ou non de quatre notables certes interprétés par de bons comédiens l’excellent Paolo Bonacelli notamment, mais par conséquent sous-exploités. Entre temps, un peu de caca, de cul, de pipi et quelques sévices atroces dans leur fond mais souvent rendus inoffensifs dans leur forme ne seront pas mis en scène de manière suffisamment convaincante pour nous faire réellement grincer des dents. La réalisation demeure néanmoins correcte, sobre sans non plus faire des merveilles, et le seul plan réellement magnifique du film se trouve au tout début, une fois le générique terminé, où la caméra part d’une vue d’un magnifique lac pour s’arrêter vers un grand bâtiment, celui des notables fascistes. Le seul. Au mieux, Salo ou les 120 journées de Sodome peut se voir interpréter telle une parodie qui ne va pas jusqu’au bout de son cynisme, au pire, il ne s’agit plus que d’une œuvre déplaisante, datée et maladroite dans ses provocations davantage que choquante et nauséeuse, même insoutenable comme beaucoup l’ont dit, dont l’absence de crédibilité dans le jeu des acteurs et l’extrême lenteur du rythme se révèlent fort rébarbatifs. Pas même instructif, il laisse déçu et avec le sentiment amer de s’être fait arnaquer dans les règles de lart. Reste une belle musique de générique ainsi que les audaces respectables du film si l’on le restitue dans le contexte de son époque, mais cela ne représente pas résumé - Source images

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